Article: Et si le vrai luxe, c’était le temps ?

Et si le vrai luxe, c’était le temps ?
J'avais décidé d'écrire sur mon processus de création. Je voulais expliquer qu'avec le temps on fait du beau, peut-être pas parfait, mais on fait du vrai, de l'authentique... et finalement je vous partage le processus qui m'a conduit ici, là et maintenant.
Pendant longtemps, j’ai vécu avec une urgence intérieure.
Une sensation de devoir aller vite.
Comprendre vite. Réussir vite. Construire vite.
Comme si le temps était un adversaire à maitriser... ce fameux contrôle, ça vous parle j'imagine ? Comme s’il fallait le devancer pour mériter quelque chose.
J’ai voulu gagner du temps.
Optimiser. Anticiper. Accélérer.
Mais en réalité, je me suis éloignée de moi, et surtout, je me suis profondément épuisée.
J’étais souvent dans le passé, à analyser, à comprendre, à digérer.
La compréhension a toujours été essentielle pour moi.
Mettre du sens. Classer. Intégrer.
Puis, presque sans m’en rendre compte,
je basculais dans le futur.
Le prochain objectif.
La prochaine étape.
Le prochain “quand”.
Et au milieu de tout cela…
le présent devenait flou.
Il a fallu que le corps parle.
Que des troubles de santé viennent ralentir le rythme.
Comme des panneaux silencieux :
“Tu vas trop vite.”
“Tu vas te faire mal.”
“Tu fais trop"
Alors j’ai commencé à me poser (ce n'était pas vraiment un choix hein...)
À essayer de comprendre pourquoi cette quête du "à fond, tout le temps, vite, parfait"
Et j’ai compris quelque chose de simple et vertigineux :
être dans l’instant présent n’est pas une performance.
C’est une pratique d’humilité, et de foi (sans parler de religion).
C’est accepter de ne pas tout maîtriser.
C’est accepter que maintenant suffit. Et que tout est juste
En regardant certaines photos de mes enfants,
je me suis aperçue qu’il y a des périodes entières que j’ai oubliées.
J’étais là.
Mais je n’étais pas vraiment là.
J’avais l’avoir en tête.
Ce que je devais construire.
Ce que je devais sécuriser.
Ce que je devais prouver.
Voici une anecdote que j'ai souvent entendu en Inde :
" Vous (sous-entendu les occidentaux), vous passez votre vie à courir derrière le pouvoir, l'argent, le matériel, vous voulez AVOIR pour ETRE. Quand arrive un énième signe de votre corps, la maladie grave par exemple, vous êtes déterminés à dépenser tout ce que vous avez amassé pour guérir."
Autrement dit, nous donnerons tout pour retrouver ce que nous avons ignoré.
Et si nous inversions la course ?
Si nous choisissions d’être avant d’avoir.
D’aimer ce que nous faisons.
D’accepter qui nous sommes (pardonner, libérer...aimer)
D’habiter nos journées au lieu de les traverser.
Je crois profondément que lorsque l’on est aligné,
quand on crée depuis l’authenticité,
on devient un aimant naturel.
L’univers répond à la justesse.
Il soutient ce qui est incarné.
Pour répondre à la question de cet article, le vrai luxe n’est peut-être pas d’avoir plus de temps.
Mais de vivre pleinement celui qui nous est donné. D'être là, ici, maintenant, sans courir.
Et laisser la vie venir à nous.
Amitiés


4 commentaires
Merci. C’est tellement et tellement vrai.
Je suis en plein dedans je cours après une coiffure parfaite, une maison parfaite et finalement je fais du sur place et j’oublie ma Vie, la Vie.
Encore merci pour ce beau message de réveille de soi.
Baudoin
Merci pour ce partage.
On sent la vérité derrière chaque mot.
Cette course permanente, ce besoin de maîtriser… ça parle tellement.
Ce que tu écris sur le présent comme pratique d’humilité, ça résonne fort.
Merci d’oser montrer ce chemin-là. C’est précieux.
KANCEL
Beau message Maeva et qui parle certainement à beaucoup d entre nous !! La vitesse , la peur du temps qui file , courir après le parfait me parlent beaucoup . Mais ralentir , apprécier le temps présent … quel bonheur ! Merci pour jolie partage
Lydie
Précieux et Magnifique Message que je m’empresse d’accueillir avec Bonheur et Gratitude 🙏🏽🙏🏽🌈☺️🤩💎🙏🏽🙏🏽🌈💕
ALIN Odile
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